Salam Aleikum !!

Avec l'association

 "De Reims à Diogountouro"

Nous joindre :

clement_julie@msn.com

00 221 77 352 68 79 (N°Senegal)

00 222 745 82 80 (N°Mauritanie)

En France : Armand DOCHE président de l'association

21 esplanade Henry de Montherlant

51100 REIMS

Comment faire des mets locaux (ou presque)

Dimanche 29 juillet 2007 7 29 /07 /Juil /2007 11:43

 

Normalement tout se fait au feeling et à l’expérience mais pour les toubabs qui aiment les mesures, doses, quantité, cuillérées, on va tacher d’être précis, d’autant que chacun à sa manière de faire le thé, le thé maure est doux, le soninké et peul est medium tandis que les thés malien et sénégalais sont forts en thé et en menthe.

 

Premier thé

1 - Donc pour 4 personnes (déjà là un mauritanien dirait que tu ne peux pas prévoir combien de personnes vont boire ton thé, le thé appelle les amis, lorsque quelqu’un arrive juste quand on sert le thé, on dit que son chameau court vite, de toute manière si on est plus nombreux que prévu il suffit d’en donner un peu moins à chacun), pour 4 personnes disais je donc, il faut faire chauffer exactement à peu près 3 verres à thé remplis d’eau (verres à thé homologués, cf photo).

2 - Lorsque l’eau boue, ajouter presque un peu beaucoup de thé, c'est-à-dire 2 bon tiers d’un verre à thé.

3 - Surveiller, remuer de temps en temps en se brûlant les doigts.

4 - Lorsque l’eau reboue, écarter la théière du feu et commencer à faire la mousse, pour cela verser le thé dans un verre, la théière devant s’éloigner du verre pour que la gravité s’exerçant sur la goutte d’eau soit la plus forte possible au moment où elle tombe au fond du verre, c’est se qui fait la bonne mousse mais je m’égare. Une fois un verre rempli, transvaser son contenu dans un autre verre toujours en s’amusant avec la gravité, répéter l’opération jusqu’à obtenir au moins 1 cm de mousse dans chaque verre (pour aller plus vite laisser toujours un fond de thé dans le verre où l’on verse).

Note : si vous en mettez à côté ne paniquez pas et faites comme si rien ne s’était passé, ça arrive même aux meilleurs, d’ailleurs c’est quasiment impossible de faire ça proprement, il faut donc prévoir un plateau ou une grande assiette en guise de champ opératoire.

5 - Une fois la mousse mousseuse, verser le contenu du verre dans la théière (ne cherchez pas à verser la mousse elle reste naturellement dans le verre (d’autres lois de la mécanique des fluides sont en jeu mais je m’abstiendrai)).

6 - Remettre sur le feu.

7 - Ajouter le sucre à votre convenance, disons la moitié ou 2 tiers d’un verre, ou plus ou moins.

Pour bien mélanger le sucre, verser dans un verre, verser le verre dans la théière 3 ou 4 fois de suite, ça permet en plus de faire de la mousse dans le verre.

8 - Continuer à faire un peu de mousse, ça marche mieux avec le sucre, on peut rapidement atteindre 2 cm de mousse dans chaque verre.

9 - Une fois l’objectif mousse atteint, verser le verre dans la théière et là attention : garder le fond du verre pour goûter, si ça manque de sucre en rajouter, si c’est bon dire « zeïn »(c’est bon en hassanya)

10 - Immerger 2 brins de menthe dans le mélange en les ayant nettoyer au préalable.

11 - Laisser chauffer et pendant ce temps là rincer la paroi extérieure des verres avec de l’eau claire pour pas que ça colle mais attention pas l’intérieure parce qu’on a passé du temps à faire la mousse.

12 - Servir environ la moitié du verre par personne.

 

Deuxième thé

 

Retirer la menthe cuite de la théière.

Ajouter de l’eau (autant que tout à l’heure)

Laisser bouillir, pendant ce temps là, laver complètement les verres, intérieur et extérieur, il va falloir refaire la mousse de toute façon.

Quand ça bouille, ajouter un peu de thé, c'est-à-dire moins de la moitié d’un verre, de même si ça boue.

Reprendre les étapes 4 à 12 du premier thé.

 

Troisième thé

 

Pareil que le 2eme mais ne pas rajouter de thé cette fois, c’est le thé le plus doux.

 

Quatrième thé

 

Des fois on fait un 4eme, quand il y a du monde, ou quand on avait mis beaucoup de thé.

Par Clem et Julie - Publié dans : Comment faire des mets locaux (ou presque)
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 28 juin 2007 4 28 /06 /Juin /2007 20:55

Une recette assez difficile à réaliser, qui en plus nécessite des ingrédients exotiques mais qui dépanne bien surtout en brousse :

1- Couper les oignons en petits morceaux (coupez en beaucoup), si vous trouvez des oignons rouges ce le fera encore plus comme ici.

2- Emiettez dessus un cube maggi, du piment, du poivre.

3- Faites bien chauffer l’huile, faites revenir les oignons.

4- Mettez un peu de sucre, faites caraméliser.

5- Mettez les oignons dans un coin de la casserole, délayez de la moutarde dans du vinaigre. Vous dosez à votre convenance mais je vous préviens ça sent fort et ça pique les yeux.

6- Mélangez le tout, faites mijoter.

7-Attention ça se complique : ouvrez votre pain dans le sens de la longueur, tartinez le de moutarde.

8- Ouvrez délicatement une boîte de sardines, n’oubliez pas d’enlever la pseudo colonne vertébrale au milieu (hé ça va moi c’est la première fois que je mangeais des sardines !), écrasez ça dans le pain.

9- Il est toléré de mettre un œuf dur dans le sandwich.

10- Et terminez le sandwich en mettant les oignons (il faut en mettre beaucoup, le personne en face de vous va adorer).

 

Remarque : il faut avoir la main un peu lourde sur les condiments sinon ça peut paraître un peu fade.

Pour le cours de soninké pimenté se dit « foronto » ,sardine en boîte « boitsardiné », le pain « bourou », et les oignons « bassalé ».

 

Bon certes c'est pas vraiment typique comme recette donc la prochaine fois je vous mets la recette du fameux « tieb » : le riz au poissons

Par Clem et Julie - Publié dans : Comment faire des mets locaux (ou presque)
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus